mercredi 30 juin 2010

le Louvre C gratuit


Paris, détail salle du louvre
Mise en ligne par Pierre Bourru Junior

Tout les premiers Dimanche du mois, le Louvre ouvre ses portes Gratuitement

N'Oubliez pas les Musées de la ville de paris qui eux ouvrent leurs collections permanente Gratuitement !!!

jeudi 10 juin 2010

L'enfance de l'Inde


L'enfance de l'Inde

Par Eric Bietry-Rivierry Ollivier)
Statuette représentant un éléphant. (Photo: Michel Urtado, Thierry Ollivier) Crédits photo : DDC, musée du quai Branly


Au Quai Branly, l'art modeste et foisonnant des autochtones hors castes révèle sa profondeur et sa contemporanéité.

Inquiétants soldats de bois noir, à moustache et turban. Bronzes miniatures de centaures ou d'éléphants à roulettes. Puissants phacochères et énormes poteries de chevaux richement parés. Bas-reliefs d'ancêtres disparus ou de héros légendaires. Entrelacs de créatures fabuleuses où l'on repère de-ci de-là un avion, un train, une automobile, un village… Dans les campagnes indiennes, ces sculptures et ces peintures décorent les fermes, gardent les cimetières ou parent les fêtes. Au Quai Branly, farandoles colorées, elles font penser à celles de l'enfance ou à ces essaims de créatures hybrides qui volettent dans le Bleu de ciel de Kandinsky. Mais attention à l'anthropocentrisme. Le monde des Adivasis, ces peuples animistes disséminés dans tout le sous-continent, est radicalement autre. Entre artisanat populaire et art contemporain tribal, entre fond ancien et inscription dans la vie quotidienne, sous l'art d'apparat des maharajas et celui des temples, il grouille joyeusement. La scénographie amusante et pas du tout folklorique de Stéphane Maupin (agence Fantastic) souligne cette vitalité hors caste. Depuis des siècles et aujourd'hui encore dans les carnavals, les Adivasis sont tournés en dérision. Bollywood, en les caricaturant, a cantonné au kitsch leur statuaire votive et leurs peintures à base de bouse séchée. Pour la première fois en Occident, les voilà réhabilités. Inépuisable Inde.
Jangarh, roi de Bhopal: initiateur d'un style

Les plus monumentales créatures du bestiaire magique de ce peintre ornent les murs du Parlement de l'État du Madhya Pradesh. Dans les années 1970, Jangarh Singh Shyam a été le premier à opérer la jonction entre la mythologie des campagnes et l'art contemporain. Avant de mourir en 2001, internationalement reconnu, il a fait école sur place où son art vivement coloré est désormais repris, non sans un certain galvaudage, par des dizaines d'artistes.

Autres maîtres de l'Inde , Quai Branly, Galerie Jardin (VIIe) Tél. : 01 56 61 70 00 Horaire : Mar, mer et dim de 11 h à 19 h. Jeu, ven et sam de 11 h à 21 h. jusqu'au 18 juillet Cat. : Musée/Somogy, 160 p., 29 €.


POUR ACHETER LE LIVRE :

» Autres maîtres de l'Inde, Catalogue de l’exposition, eds Musée/Somogy, 27,55€ sur Fnac.com

jeudi 20 mai 2010

pas assez de temps pour remplir ce blog, mais vous pouvez toujours voir mes cliché ici

vendredi 5 février 2010


mercredi 3 février 2010

Paris, Paris

le reste ici

lundi 1 février 2010

Doisneau, du métier à l'oeuvre à la fondation Cartier-Bresson

Doisneau, du métier à l'oeuvre à la fondation Cartier-Bresson

Par Cristianne Rodrigues



Fasciné par la banlieue, Robert Doisneau lui a consacré des photos devenues des classiques de la photographie française, pleines de lyrisme et d'un esprit ludique propres à l'artiste enfantin qu'il a été tout au long de sa vie. La Fondation Cartier-Bresson, inaugure la saison en lui consacrant une belle exposition.

Intitulée « Du métier à l'œuvre », elle retrace l'évolution artistique de ce photographe majeur à travers une centaine d'épreuves originales réalisées à Paris et ses environs entre 1930 et 1966.

►Robert Doisneau, du métier à l'œuvre, exposition à la Fondation Cartier-Bresson - 2, impasse Lebouis Paris XIVe - jusqu'au 18 avril - du mar au dim 13h-18h30, sam 11h-18h45, mer 18h30-20h30 - 3€/6€/entrée gratuite mer 18h30-20h30.

lundi 25 janvier 2010

«Les trésors de Lascaux sont intacts !»

Adrien Goetz, envoyé spécial du figaro



REPORTAGE EXCLUSIF - Adrien Goetz, notre chroniqueur, qui enseigne l'histoire de l'art à la Sorbonne, a effectué en compagnie du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, une visite exceptionnelle dans la grotte fermée au public depuis 1963.

Sur la colline de Lascaux, à Montignac, la porte monumentale de bronze, construite en 1948, évoque l'antiquité classique. Elle transforme en sanctuaire - ou en tombeau - la plus célèbre des grottes ornées, découverte en 1940, fermée au public par décision d'André Malraux en 1963. Depuis, il y a un «mystère Lascaux» et même une polémique : la grotte ignorée pendant 15.000 ou 18.000 ans, intacte, va-t-elle disparaître au XXIe siècle ? Après les moisissures blanches et les algues vertes, ce sont des taches noires qui, apparues depuis quelques années, menaceraient «la Sixtine de l'art pariétal». Frédéric Mitterrand a voulu constater sur place, avec Yves Coppens et Philippe Bélaval, son nouveau directeur général des patrimoines. Il m'a convié à participer à cette visite.

Le paléontologiste et paléoanthropologue Yves Coppens, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et Muriel Mauriac, conservatrice de la grotte.
Le paléontologiste et paléoanthropologue Yves Coppens, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et Muriel Mauriac, conservatrice de la grotte. Crédits photo : AFP

Passé les portes de bronze, commence une sorte de cérémonie initiatique. Il faut revêtir une combinaison blanche digne de la Nasa, deux protections successives pour les chaussures, franchir une autre porte. Rien de ce qui a été en contact avec l'extérieur ne doit entrer. Commence la courte descente par un escalier assez raide, sous les gouttes d'eau qui tombent par infiltration. Nouvelle porte : on entre dans la première salle, la plus grande, la ­salle des taureaux. Tous les appareils de mesure hygrométrique fonctionnent et une partie de la grotte ressemble à un laboratoire. Il fait un peu plus chaud. Muriel Mauriac, la conservatrice du site, et Jean-Michel Geneste, le directeur des recherches menées sur place, détaillent les moyens scientifiques grâce auxquels Lascaux fait l'objet d'une surveillance constante.

La grotte n'est pas un monument, elle est un écosystème, instable, vivant. Mais elle est d'abord une œuvre d'art. Frédéric Mitterrand, homme d'image, interroge Yves Coppens. Il veut voir les gravures, à la lumière rasante des torches électriques. Il est fasciné par la licorne, avec sa double défense, demande des explications sur cette couleur violette qui apparaît dans un dessin géométrique de la Nef et qu'on ne retrouve pas ailleurs. Devant le panneau des bisons adossés, il pose la question de la perspective.

Puis tout le monde se tait. L'émotion l'emporte. Voir le grain de la peinture, la manière dont le dessin semble si fragile et si sûr, l'impression d'être en contact, dans l'odeur âpre de ce monde confiné, avec ces artistes dont on ne sait rien, mais qu'on sent vivre. La profondeur moelleuse des noirs, les ocres, les repentirs, tout parle. Lascaux n'est pas un tombeau, c'est un lieu vibrant.

Un site en convalescence

Les polémiques avaient de quoi inquiéter, et le fait que la grotte soit inaccessible ne peut que venir les alimenter. À l'évidence, les parois et les peintures sont conformes aux photos et aux films. Lascaux n'est pas du tout, aujourd'hui, un univers dégradé. Les fameuses taches noires semblent localisées. Je les ai vues de près. Certaines sont en régression. J'avais imaginé une horrible lèpre masquant les gravures et les dessins, le problème, s'il est sérieux, est actuellement bien observé par les experts et ne semble pas s'étendre. Ces taches n'affectent pas les peintures. Visiblement, la grotte a souffert des travaux effectués au moment où les architectes des monuments historiques ont voulu en faire un monument visitable, dans les années 1960. Elle a subi les assauts de norias de touristes avant de retourner au silence. Elle est en convalescence. Dans certaines zones, où il y a bien eu des champignons blancs, on voit que le mal a reculé à la suite des traitements.

À côté, sans doute trop proche, car la colline ne devrait supporter ni route ni parkings, Lascaux II est en train d'être restauré, un chantier qui s'achèvera le mois prochain. Frédéric Mitterrand prend le temps d'y entrer. Voir la copie immédiatement après l'original est passionnant : la réussite est totale. Grâce à ce dispositif, Lascaux pourra continuer à captiver les visiteurs. À une jeune fille qui ravive le «cheval renversé», Frédéric Mitterrand parle d'Éric Rohmer.

Toucher du doigt la nuit des temps

Lascaux, daté d'abord de l'époque magdalénienne, serait sans doute un peu plus ancien, de la période dite solutréenne, en référence aux vestiges du paléolithique supérieur découverts au pied de la roche de Solutré. Descendre à Lascaux, c'est toucher du doigt la nuit des temps. C'est la préhistoire, mais c'est aussi l'enfance. C'est le sanctuaire d'une France idéale, avec ses quatre jeunes découvreurs, leur petit chien Robot, entourés symboliquement du bon instituteur du village et du savant abbé Breuil au milieu des genévriers. C'est ensuite un décor héroïque et littéraire, qui inspira Georges Bataille et André Malraux. C'est le cœur de la France. Une aventure mythologique.